La philosophie de l'Ordre du Griffon

L’Ordre du Griffon a été conçu pour être le point de rencontre de personnes attirées par la magie luciférienne.
Il est donc primordialement destiné à promouvoir les doctrines et les pratiques de cette voie, bien que par de nombreux aspects, il y soit enseigné des éléments de wicca traditionnelle.
La magie luciférienne constitue le fondement de l’Ordre à l’exclusion de toutes autres qui d’un point de vue général ont leur place dans la cité globale que constitue le Monde.

Il doit donc être clair pour tous que l’Ordre du Griffon :

1- n’a pas pour vocation à se substituer à d’autres courants ou mouvements prônant des voies différentes mais valables.

2- ne s’adresse pas aux « éso-touristes », ceux qui ont fait vœu de grappiller partout où ils peuvent de la « semence » pour nourrir leur intellect en perpétuelle agitation. Il ne s’adresse pas non plus aux « spécialistes » de l’ésotérisme. Ceux qui après avoir gravi tous les échelons et grades de mouvements qui n’ont plus de prestigieux que le nom, se sont donnés pour mission de donner leur avis sur tous les sujets, et qui faute d’un développement réel de l’Être proposent l’étalage du Savoir.

3- ne s’adresse pas à ceux qui ont déjà une « voie » ou qui pensent en suivre une. Si comme nous ils estiment en toute certitude être reliés à une ÉCOLE véritable dans laquelle les lois permettant de transcender la mécanicité sont enseignées, et dans laquelle la « construction » consciente des Corps supérieurs de l’Homme (la poursuite en l’Homme de l’œuvre non achevée de la création) est une réalité, nous n’avons que faire de joutes oratoires interminables avec eux. Nous leur disons : PAIX.

4- ne s’adresse pas en dernier lieu aux « défenseurs » des « Traditions » dites « primordiales » qu’elles soient d’Orient ou d’Occident, prônant la supériorité magique de tel type de Yoga ou d’approche sur tel autre type (Védânta Adavaïtiste contre monisme mitigé, Bhakti contre Jnana, etc.).

Pour ceux-là qui en outre considèrent comme dénuée de tout fondement, la radicalité de nos affirmations sur l’inexistence en l’homme mécanique des corps supérieurs, alors que des doctrines prestigieuses affirment le contraire, notre réponse sera courte : chaque Corps de Sagesse possède ses propres doctrines qui vont de pair avec le BUT qu’il s’est fixé. Rien dans la Voie luciférienne n’est vérité d’Évangile, Tout est soumis à démonstration.

Une fois ces mises en garde énoncées (approche de l’Ordre du Griffon par la négation ), il nous faut à présent établir une approche de la philosophie de l’Ordre par l’affirmation.

L’héritage traditionnel de l’Ordre du Griffon est ce qui est communément nommé « Wicca luciférienne ».

Par Wicca luciférienne nous faisons allusion à une approche « wiccane » de la tradition qui n’est ni gardnerienne, ni alexandrienne, ni dianique, etc., mais une approche intégrant un paradigme plus ancien. Ce paradigme part des traditions familiales réservées à des groupes réduits, pour aboutir aux cénacles de praticiens modernes, aguerris aux pratiques et techniques des « Clavicula salomonis », de la Virga Aurea, du Lemegeton secretum secretorum goetia, du Livre d’Hénoch, du Sword of Moses (L’épée de Moïse), de l’Epée enchantée et autres grimoires du même genre.

Cet héritage est à notre avis la caractéristique fondamentale de la wicca dite « luciférienne » et la différence majeure entre la wicca « anglo-saxonne » et cette dernière. Au sein de la Wicca luciférienne (ou simplement luciférisme) on distingue généralement la wicca « française » et la « wicca internationale » qui constituent toutes deux sa branche « traditionnelle ».

La première a eu d’éminents représentants, qui brillèrent beaucoup plus par leur côté sulfureux et furent par ce biais, responsables de la mauvaise presse de la wicca luciférienne. Ceux qui s’en réclament aujourd’hui de façon ouverte ne sont pas légion, mais parmi eux on compte le GMS Yull Rugga du Cercle Initiatique de la Licorne ainsi que de Diane Lucifera et Jack Coutela, responsables eux aussi à leur époque d’un autre coven C.I.L. La wicca « internationale » semble avoir trouvé ses lettres de noblesse aux États Unis et au Canada spécialement. Très influencée par le courant 93 (93 numériquement équivalent à AIWAZ, THELEMA, IAChVS est dans le système crowleysien la valeur numérique du mot donné au grade néophyte dans l’A.A, mais c’est aussi le nombre de la Parole Perdue de la Franc-maçonnerie.), le courant thélémite, elle est un pont entre la wicca « traditionnelle » et la wica « draconienne ». La wicca « draconienne » utilise de nombreux éléments provenant de la magie chaoticienne d’inspiration crowleysienne, bien que la source de la magie draconienne soit plus ancienne que cet apport moderne.

Le courant thélémite (et cet apport est très important au sein du luciférisme), se caractérise principalement par l’utilisation du tabou et de l’interdit en tant qu’outils déconditionnant : pratiques de la réversion ou de l’inversion permettant la récupération d’une sacralité que l’on s’approprie par la profanation. Cette entreprise fut en premier l’œuvre de Jack Parsons1, membre de l’OTO, qui travailla aussi sur la gnose et la wicca. Mais parmi les précurseurs de cette nouvelle approche de la Wicca et de la spiritualité en général que l’on nomme aussi magie du chaos, il faut mentionner Austin Osman Spare, auteur d’ « AXIOMATA, le sabbat des sorcières » et « Un livre des satyres », ouvrages sur lesquels nous reviendrons ultérieurement. La wicca anglo-saxonne et la wicca luciférienne se distinguent de par la définition et l’usage qu’elles font de la Magie. Elles ont en commun le fait qu’elles considèrent que la magie est « neutre » en soi, sa coloration dépendant de l’intention et de la volonté personnelle du magiste. Là où elles diffèrent c’est au sujet du but ultime de la Magie et donc de sa quintessence.


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